Je me méfie des terrains vagues

Ses regards grouillant comme des petits cafards affolés, amusent le dernier survivant qui les bras largements ouverts, prêts à accueillir l’enfant sauvage, réfléchit au repas à préparer au bord du fleuve d’or sur l’improvisation d’un feu – Son souffle enflamme le ciel de satin rose en lui crachant la force crépusculaire du rouge.

Les lumières de la dernière ville déclinent les nuances bleues de l’urgence.

Le ricanement du chien tapit sur un lit de mousse pourrissante – un ballon immobile – quelques mondes s’accomplissent au sud des îles du fleuve doré, impassible colonne d’eau laissant marins et suicidés s’y dériver vers les mers totales, les terrains vagues où se terrent des lapins terrifiants et des fleurs animales.

 

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